Moissy-Cramayel Pas de hausse des impôts locaux 27 Janvier 2017 Bonne nouvelle pour les habitants de Moissy-Cramayel. Les élus ont décidé de ne pas augmenter le montant des taux d'impôts locaux en 2017. Ils viennent de voter la mesure lors du conseil municipal de lundi. La taxe d'habitation restera donc fixée à 18,98 %, celle sur le foncier bâti à 31,19 % et celle sur le foncier non bâti à 80,70 %. C'est la 9e année de suite que Moissy-Cramayel n'augmente pas la part communale de ses taux d'imposition locale. Source : leparisien.fr
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Bussy-Saint-Georges Les collégiens mobilisés contre des emplois du temps incohérents 17 septembre 2019 Les collégiens de Jacques-Yves Cousteau, accompagnés d'une cinquantaine de parents, ont effectué un sit-in dans la cour, ce lundi matin, pour protester contre leurs emplois du temps. L'action a duré une heure puis ils ont intégré leurs classes. Selon Valérie Desouche, représentante de l'Association autonome de parents d'élèves (AAPE), « les collégiens ont fait circuler des appels au blocus sur les réseaux sociaux ce week-end. Nous étions là pour que l'action se passe en sécurité ». Déjà, jeudi 5 septembre, tous les enseignants de cet établissement de 620 élèves étaient en grève. « Les élèves ont reçu leur nouvel emploi du temps vendredi mais des erreurs subsistent. Il s'agit d'un problème d'organisation de la direction », déplore Stéphanie, de l'AAPE. Intervention du proviseur de vie scolaire « Des cinquièmes ont seulement trente minutes de pause le midi au lieu d'une heure trente. Des collégiens ont deux heures d'anglais au lieu de trois. Une classe de troisième n'a pas cours le lundi matin une fois sur deux », illustre Arnaud de l'AAPE. Charles, un autre papa, s'indigne : « Des sixièmes ont cours de 8 h 30 à 17 heures, soit plus que les six heures de cours prévues par le décret d'août 2016. Certains collégiens attendent quarante minutes le bus scolaire en fin de journée ». Une délégation de parents, avec le maire Yann Dubosc (LR) et des enseignants, a été reçue par la directrice en présence de Richard Green, le proviseur de la vie scolaire départemental. Selon nos informations, ce dernier est intervenu ce jour, pour la seconde fois, afin de mettre de l'ordre dans les emplois du temps. Ils devraient être terminés «dans la semaine».
ACTUALITES DES MAIRES D'ILE-DE-FRANCE
Essonne Un site pour se garer vite et facilement sur le plateau de Saclay 17 septembre 2019 Le service de stationnement intelligent « Park’in Saclay » a été officiellement lancé ce mardi. Les automobilistes n’ont qu’à se connecter sur le site pour trouver une place. Fini les 10-15 minutes à prévoir en plus pour trouver une place et ne pas arriver en retard. En tout cas si vous circulez sur le plateau de Saclay! « Park'in Saclay », le service de stationnement intelligent a été officiellement lancé ce mardi. En se connectant sur un site du même nom sur leur téléphone, ordinateur ou tablette, les automobilistes sont informés en temps réel du nombre de places de stationnement disponibles. Que ce soit dans la rue ou dans les parkings, publics et privés. « Avec près de 60 000 personnes présentes sur le plateau de Saclay d'ici 2026, l'accessibilité constitue l'un des piliers majeurs de l'attractivité du territoire, rappelle Philippe Van de Maele, directeur général de l'Établissement public d'aménagement (EPA) Paris-Saclay. Avec la communauté d'agglomération et les communes de Gif-sur-Yvette, Orsay et Palaiseau ( NDLR : sur lesquelles s'étend le plateau ) nous déployons un service de mobilité innovant. » L'automobiliste est guidé jusqu'aux places vacantes Pour comprendre son fonctionnement, rien de mieux que de le tester. Le service est accessible gratuitement en tapant dans son moteur de recherche « Par'in Saclay ». Comme on le fait pour se guider au volant avec un GPS, il suffit d'entrer l'adresse de destination. En l'occurrence, le rendez-vous est avenue de la Vauve à Palaiseau. Le site indique en moins d'une seconde que 8 places sont disponibles à 160 m, 41 sont libres à 410 m. D'autres, situées dans des parkings payants, sont même proposées à la réservation : 1,80 € pour deux heures. Après une trentaine de minutes et plusieurs mises à jour au fur et à mesure du trajet, se garer est un jeu d'enfant sur l'une des 8 places les plus proches indiquées par le service. « Park'in Saclay » a été développé et est exploité par un groupement d'entreprises mené par Mobility by Colas, qui intègre Parking Map, ZenPark, OpenDataSoft et Nokia. Il fonctionne grâce à des capteurs installés sur les emplacements. Pour le moment, 200 places en voirie en sont équipées, 300 dans les parkings publics « Chemin du Moulon », « Belvédère », et « Bois des rames » pour des stationnements de plus longue durée. Ainsi que 250 places situées dans les parkings privés d'EDF et de l'École polytechnique côté Palaiseau et dans ceux de CentraleSupélec et d'une résidence étudiante côté Gif-sur-Yvette (quartier de Moulon). « 10 % des bouchons générés par la recherche de places » « Sur un territoire en devenir comme le plateau de Saclay, une telle innovation va de soi, estime Francisque Vigouroux, vice-président en charge des mobilités à Paris-Saclay et maire (Mouvement radical) d'Igny. En France, 10 % des bouchons sont générés par la recherche de places de stationnement, cela a donc un impact sur la circulation et sur la pollution. » Pour Michel Bournat, président (LR) de Paris-Saclay, la « mutualisation des places, publiques ou privées », est un enjeu important et novateur. « Des partenaires privés rendent accessibles une partie de leur parking, se félicite-t-il. Et ce n'est qu'un début, nous espérons convaincre d'autres acteurs du plateau. » Pour le lancement du service, quelques défenseurs du vélo étaient présents, rappelant qu'il ne faut pas « penser uniquement voiture ». « C'est vrai, reconnaît Michel Bournat. Mais quoique l'on fasse, l'automobile restera un moyen de transport prépondérant ces prochaines années. Sur le plateau de Saclay, nous ne privilégions pas la voiture car nous limitons les places de stationnement pour inciter les habitants vers des mobilités plus douces. Mais en attendant, autant optimiser le stationnement. » Le Parisien Source : Le Parisien
Emerainville Un adjoint quitte la majorité au conseil municipal 17 septembre 2019 Christophe Quinion (LR) a évoqué « des désaccords de plus en plus fréquents » avec le maire Alain Kelyor (LR). Christophe Quinion (LR), 6e adjoint en charge de l'urbanisme auprès d'Alain Kelyor, le maire (LR), a quitté le groupe majoritaire du conseil municipal « afin de pouvoir librement donner (son) avis sur les affaires de (la) commune ». « Cette décision fait suite à des désaccords de plus en plus fréquents, tant sur le fond que sur la forme, dans la gestion des dossiers, comme dans l'approche des préoccupations de nos concitoyens », a-t-il argumenté lundi soir devant le conseil municipal. « Un conflit avec l'administration » ? Il avait démissionné le 10 mai dernier du poste de président du groupe Emerainville au cœur mais souhaite conserver sa délégation d'adjoint au maire. « Ce retrait ne signifie pas que je devienne un opposant à monsieur le Maire », a-t-il précisé. « J'invite ceux qui se reconnaîtront dans cette démarche à me rejoindre et ainsi former un groupe d'alternance libre dans ses choix », a ajouté Christophe Quinion. « Je ne me souviens pas avoir été en désaccord avec toi. Tous les dossiers sont débattus entre nous au bureau municipal. Je ne t'ai jamais entendu t'opposer violemment », lui a répondu Alain Kelyor. L'édile a attribué publiquement ce retrait à « un conflit unilatéral avec l'administration ». « Vient peut-être s'ajouter un désir de faire carrière dans la politique… », a-t-il glissé après le conseil. Protection fonctionnelle pour le maire et un cadre Par ailleurs, le maire a sollicité la protection fonctionnelle pour lui et son directeur des affaires culturelles. Elle servira « à payer les frais d'avocat » pour le jugement en appel dans une affaire de harcèlement moral. « Deux plaintes ont donné lieu à un non-lieu. Nous avons été relaxés par le tribunal correctionnel pour la troisième plainte mais le ministère public a décidé de faire appel », a rappelé Alain Kelyor. « Si je suis condamné au pénal, ce sera ma propre assurance qui prendra en charge », a-t-il précisé. Claude Cressand, élu de la majorité, a exprimé une réserve quant au vote de la protection fonctionnelle pour le directeur des affaires culturelles. Jacques Huleux, conseiller municipal d'opposition (EELV), a voté contre. Source : Le Parisien
Le Raincy Un air garanti 100 % non pollué pour 600 élèves de la ville 18 septembre 2019 Une grande affiche où trône le slogan « Dans mon école, c'est le bon air ! » dans le dos, Jean-Michel Genestier et Antoine Frérot sont tout sourire. Et pour cause, le maire (SE) du Raincy et le PDG de Veolia s'apprêtent à présenter à l'école Jean-de-la-Fontaine une promesse unique en France : garantir 100 % d'air non pollué dans les salles de classe de la ville. Les deux hommes ont officialisé ce mercredi le partenariat entre la commune et la multinationale française en signant une convention qui est en réalité une expérimentation, à l'entière charge financière de Veolia. À terme, elle devrait coûter 5 € supplémentaires par mois et par enfant à la municipalité. Pendant seize mois, l'entreprise va proposer trois étapes pour garantir un air non pollué dans deux des trois écoles élémentaires de la ville, celles de Jean-de-la-Fontaine et des Fougères. Elles comptent 569 élèves à elles deux. Un caisson et un filtre pour mieux respirer « La première étape s'appelle Air Control et consiste à installer des capteurs dans les salles de classe pour évaluer la qualité de l'air selon les critères d'Airparif », détaille Frédéric Bouvier, directeur du pôle compétences Air à Veolia et par ailleurs ancien directeur de l'organisme. La deuxième, Air Performance, a pour objectif de « placer un filtre et des caissons qui vont piéger les particules fines et les gaz polluants et diffuser de l'air propre. C'est le même système que nous utilisons dans une dizaine d'hôpitaux en France, se félicite le directeur. La dernière étape, Air Human implique les enseignants et les élèves pour leur donner des bonnes pratiques et informations pour améliorer la qualité de l'air. » Selon les chiffres de l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur, qui a effectué des tests sur 300 écoles entre 2013 et 2017, « 93 % des classes présentent des concentrations en particules fines supérieures à la valeur guide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour une exposition à long terme ». Le dispositif commencera à la Toussaint La classe test de Jean-de-la-Fontaine, où les premiers capteurs ont été installés à la fin du mois d'août, avant la rentrée, ne déroge pas à la norme. « On a pu voir que les premiers résultats sont dans la moyenne, souligne Frédéric Bouvier, avec quelques pics de CO2, signe d'un manque de renouvellement de l'air entre 10 et 12 heures et puis entre 14 heures et 16 heures. » « Différentes études ont montré que l'augmentation de CO2 dans une classe peut provoquer des maux de tête aux élèves et engendrer des absences en classe », pointe Antoine Frérot. Pour éviter d'en arriver là, les premiers caissons et filtres vont être installés pendant les vacances de la Toussaint au sein des deux établissements. Un dispositif qui, sur le papier, séduit Christel, mère de Marius, scolarisé en CM2 à Jean-de-la-Fontaine. « Il m'arrive d'avoir parfois du mal à respirer » « C'est une très bonne chose de proposer un air sain aux enfants, se réjouit-elle. En région parisienne, on sait que l'air est souvent pollué. Sa qualité est importante pour moi. » Une implication d'autant plus importante que son fils souffre de crises d'asthme. « Il m'arrive d'avoir parfois du mal à respirer, acquiesce Marius, 10 ans, qui fait partie du conseil municipal des jeunes. On ne parle pas beaucoup de qualité de l'air à l'école mais je sais que c'est important pour avoir des bons poumons. J'ai des rêves pour plus tard comme devenir Youtubeur ou scientifique et pour ça, il ne faut pas avoir de cancers du poumon ! » Pour Olivier Blond, président de l'association Respire, le dispositif s'avère prometteur : « Il est sensé de l'installer dans une école primaire où les espaces sont assez clos à la différence d'un lycée ou les élèves changent de salle toutes les heures. » Mais à ses yeux, « le mieux reste de ne pas avoir de pollution dans les classes pour ne pas avoir à les dépolluer. » Source : Le Parisien
Chartrettes et Bois-le-Roi Les communeses recherchent des médecins désespérément 16 septembre 2019 Des panneaux aux entrées de ville pour l’une, une aide financière pour l’autre, chacune de ces deux communes, juste séparées par la Seine, a sa méthode pour attirer des professionnels de santé. Pour leurs habitants, il y a urgence. Les deux communes de Chartrettes et Bois-le-Roi se battent pour attirer des professionnels de santé, dans un département touché par la désertification médicale : la Seine-et-Marne occupe la 97e place sur 101 départements français si on rapporte le nombre de généralistes à la population. A Chartrettes (2 600 âmes), la municipalité a carrément mis des panneaux en ce sens à chaque entrée de la commune. Depuis le décès brutal du docteur Gazagne le 13 juin et le départ de sa collègue le Dr Jacques, le village n'a plus aucun médecin généraliste. « C'est dramatique. Nous avons également publié des annonces dans les revues spécialisées. Nous avons eu trois contacts : un médecin retraité et deux médecins étrangers », commente le maire, Michel Bureau (SE), qui rappelle le numéro à contacter : 01.60.60.65.01. Loyer gratuit à Chartrettes Lui et son équipe ont déjà identifié un local municipal, le site de l'infirmerie du complexe sportif. « On ne demanderait pas de loyer. Ce serait gratuit pour le médecin », assure l'élu, qui réfléchit aussi à des aides financières incitatives à l'instar de Bois-le-Roi, située de l'autre côté de la Seine. Source : Le Parisien
Marolles en Brie Alain Josse est décédé 16 septembre 2019 Il aura marqué la commune de son empreinte. Ancien maire (SE) de Marolles-en-Brie de 1995 à 2014, Alain Josse est décédé ce vendredi à 79 ans des suites d'une maladie. « L'équipe municipale s'associe à la douleur de son épouse Elisabeth et se tient à ses côtés pour l'aider à surmonter sa peine », écrit la mairie sur sa page Facebook. Alain Josse avait succédé à Paul Redon (DVD), maire de Marolles de 1959 à 1995. Il avait effectué trois mandats, de 1995 à 2014, avant de laisser sa place à l'actuelle maire Sylvie Gerinte (LR). Obsèques célébrées ce jeudi En 2014, lors de la présentation de ses vœux aux habitants de Marolles-en-Brie, le préfet et le président du conseil départemental lui avaient remis l'un la médaille d'or de la préfecture, l'autre la médaille d'or du département pour saluer ses actions. Amateur de hippisme, il avait favorisé la création des challenges réservés aux apprentis lors du meeting d'hiver du centre de Grosbois. A sa retraite, nous lui avions rendu visite afin de savoir comment il occupait ses journées. A 74 ans, il nous avait alors reçus, club de golf à la main, pour nous présenter sa nouvelle passion. Au minimum deux fois par semaine, il sortait promener son chariot sur le green du golf marollais. Il souhaitait « relire tout Maupassant », s'occuper de sa petite fille et reprendre des activités associatives. « A partir du moment où vous annoncez que vous ne vous représentez pas, vous êtes déconsidéré, nous confiait-il à l'époque. Vous n'êtes plus en haut de l'affiche, ça se passe très vite. » Ses obsèques se dérouleront ce jeudi à 15h30 à l'église Saint-Julien-de Brioude de Marolles-en-Brie. La mairie de la ville fermera ses portes à cette occasion. Source : Le Parisien
Yvelines Fontenay-le-Fleury et Buc en route pour l’auto-partage 16 septembre 2019 La commune expérimente, avec la ville de Buc, un service de partage de véhicules à la demande mis en place par Renault. Simple comme bonjour. Fontenay-le-Fleury expérimente un nouveau service d'auto-partage proposé par Renault Mobility, une filiale du constructeur automobile. Cinq véhicules se trouvent à disposition des usagers, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, qui, moyennant une réservation passée sur une application dédiée ( Renault-mobility.com), les louent pour une heure ou plus à partir de leur téléphone. Le coût est de 7 € l'heure en journée et 5 € la nuit, assurance comprise, pour 100 kilomètres maximum. Les cinq voitures, dont une électrique, sont positionnées dans des endroits stratégiques : parvis de l'hôtel de ville, gare et zone d'aménagement du Levant. Six voitures à Buc « C'est un service en boucle fermée qui exige que l'on rapporte le véhicule où on l'a pris afin de le recharger sur une prise installée à cet effet. Notre concessionnaire local s'occupe de la maintenance. Si ça marche, on peut imaginer la mise à disposition d'utilitaires ou de véhicules familiaux », explique Laurent Mermillod, directeur de Renault Mobility. C'est cette dernière qui a financé, pour environ 1 000 €, la borne de recharge du parvis de l'hôtel de ville. L'expérimentation, également conduite à Buc dans sa zone industrielle avec six voitures, est menée pour un an. L'agglomération Versailles Grand Parc (VGP), qui la promeut, en attend un retour en termes d'usage des habitants. « L'opérateur nous fournira des données qui nourriront notre plateforme Urban Radar, laquelle nous aide à mieux comprendre les flux de mobilité sur l'agglomération et à agir pour les faciliter en poussant cette solution mais aussi l'utilisation du vélo ou les trajets en bus », ajoute Thomas Bonhoure de VGP. « Si 10 % des conducteurs en Ile-de-France se mettaient à l'auto partage, on n'aurait plus d'embouteillages » Si Fontenay-le-Fleury a adhéré au projet, c'est parce qu'elle avait des utilisateurs potentiels comme cette infirmière, habituée à se déplacer à vélo, et qui, parfois, aurait besoin d'une voiture pour de courtes missions. « Quand Autolib s'est arrêté sur l'agglomération, on cherchait d'autres solutions. Celle-ci est peu onéreuse pour nous en impliquant une entreprise. Et si 10 % des conducteurs en Ile-de-France se mettaient à l'auto partage, on n'aurait plus d'embouteillages. C'est tentant », résume Richard Rivaud, le maire DVD de la ville. Source : Le Parisien
Yvelines Des bactéries lumineuses vont éclairer la ville de Rambouillet 18 septembre 2019 La commune a signé un partenariat avec la start-up Glowee pour être un laboratoire grandeur nature de la bioluminescence. Une première en France. Il fallait avoir de l'imagination, alliée tout de même à quelques belles connaissances, pour en arriver là. Là, c'est-à-dire à songer que des bactéries marines produisant de la lumière grâce à un gène qui leur est propre, pourraient un jour venir en appui de l'éclairage public. C'est en tout cas le rêve qu'a fait Sandra Rey en fondant il y a cinq ans la start-up Glowee, basée à Evry (Essonne), rêve qui s'approche désormais de la réalité. Mardi soir, la jeune femme a signé une convention de partenariat d'une durée de deux ans avec la ville de Rambouillet. Objectif : faire de la commune un laboratoire grandeur nature des expérimentations de bioluminescence en extérieur de Glowee. Revoir les étoiles grâce à ces micro-organismes Et ce serait une première en France. Car jusqu'à présent, la petite société, qui compte une dizaine de chercheurs et de financiers, n'a installé ses tubes et néons emplis de bactéries lumineuses que dans des endroits clos. « Nous allons d'ailleurs équiper deux hôtels spas, l'un à Lyon (Rhône), l'autre en Belgique, d'ici à la fin de l'année », souligne Sarah Rey. A Rambouillet, il s'agira d'investir la place André-Thomé et Jacqueline Thomé-Patenôtre, celle qui fait face à la bien nommée salle de spectacle La Lanterne, avec du mobilier urbain contenant les bactéries. Un mobilier dont le design et la taille restent encore à définir, mais qui fonctionnera comme un aquarium. « Nous avons un an pour régler de nouvelles problématiques, poursuit Sandra Rey. Quel est le mobilier qui va s'intégrer au paysage ? Et puis surtout, nous avons encore des études à faire pour améliorer cette technologie et notamment la résistance des bactéries aux variations de températures. Pour l'instant, elles vivent entre 15 et 35°C. » Une reproduction à l'infini Une technologie qui lui est venue à l'esprit lors d'un concours lancé par son école de designers dans lequel il s'agissait d'intégrer la biologie à un projet. « Je venais de voir un documentaire sur ces poissons qui produisent de la lumière dans les fonds marins abyssaux, explique Sandra. J'ai gagné le concours et puis en rencontrant des biologistes, cette idée a pris de l'ampleur jusqu'à devenir une entreprise. » Une entreprise désormais financée en majeure partie par des dons de particuliers et donc, maintenant, par Rambouillet, qui offre 100 000 euros (€) de subvention. « Je trouve l'idée magnifique, sourit le maire (LR) Marc Robert. C'est notre directeur des services techniques qui avait entendu parler de Glowee lorsqu'il était à Arpajon (Essonne). On espère être à l'origine d'un grand succès en mettant à disposition nos rues, chemins, notre patrimoine pour ce test. C'est très beau et, au-delà, comme toute collectivité, on est dans un combat pour réduire notre consommation d'éclairage. » «Notre rêve à terme, c'est de remplacer les lampadaires» Les bactéries utilisées, non toxiques pour l'homme et l'environnement, n'atteignent pas encore l'intensité lumineuse d'un lampadaire électrique. Néanmoins, sur les plans écologique et économique, elles sont imbattables puisqu'elles se reproduisent à l'infini et son biodégradables. « Et cela donne une lumière très particulière, presque poétique, insiste Sandra Rey. Bien sûr ce n'est pas pareil qu'un éclairage public. Mais notre rêve à terme, c'est de remplacer les lampadaires. La bioluminescence se serait développée chez les premiers êtres vivants dans l'eau il y a près de quatre milliards d'années. Mais concrètement, d'où vient ce drôle de pouvoir ? Pour les bactéries que va utiliser Glowee, comme pour les lucioles ou certains poissons des abysses, la bioluminescence a pour origine un composé chimique appelé la luciférine. Celle-ci émet de la lumière en s'oxydant et en parvenant ainsi à l'émission de photons. Cette réaction nécessite la présence d'oxygène. La luciférine a été découverte chez plus de 300 espèces capables de bioluminescence et 76% des organismes vivant entre la surface et 4000 mètres de profondeur sont bioluminescents. Grâce à ce qu'offre la nature, on peut construire la plus belle planète possible pour demain. » Source : Le Parisien
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