Moissy-Cramayel Pas de hausse des impôts locaux 27 Janvier 2017 Bonne nouvelle pour les habitants de Moissy-Cramayel. Les élus ont décidé de ne pas augmenter le montant des taux d'impôts locaux en 2017. Ils viennent de voter la mesure lors du conseil municipal de lundi. La taxe d'habitation restera donc fixée à 18,98 %, celle sur le foncier bâti à 31,19 % et celle sur le foncier non bâti à 80,70 %. C'est la 9e année de suite que Moissy-Cramayel n'augmente pas la part communale de ses taux d'imposition locale. Source : leparisien.fr
ACTUALITES DES MAIRES D'ILE-DE-FRANCE
Viry-Chatillon Le Port-Aviation, le premier aérodrome de l’histoire 9 juillet 2019 SERIE 2/6. L’Essonne est une terre de premières fois. Pendant la semaine, Le Parisien vous fait revivre ces innovations. Deuxième épisode avec ce site qui a accueilli au début du XXe siècle tous les pionniers de l’aviation. Des milliers de spectateurs s’y retrouvaient lors de meetings aériens. Source : Le Parisien
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Corbeil-Essonnes Un deuxième militant LREM candidat à la municipale 7 juillet 2019 La ville de Corbeil-Essonnes aiguise bien des appétits. Jean-Philippe Dugault est le quatrième candidat à se déclarer dans la course à la municipale de 2020. Ce militant LREM de la première heure n'est pas un inconnu sur le secteur. Sa femme, Carla Dugault, siège dans l'opposition de gauche au conseil municipal et lui-même est investi de longue date sur la commune. « Je milite depuis 2007. J'ai été militant au PS, puis à LREM, rappelle-t-il. J'ai été membre du bureau départemental des Marcheurs et référent de la 1re circonscription d'Evry-Corbeil. Je ne le suis plus pour me consacrer à Corbeil. » Pour les municipales il a demandé à LREM non pas une investiture, mais un soutien. « L'idée est de créer une liste de rassemblement, argumente-t-il. Il y a un essoufflement de l'équipe actuelle, les habitants nous font part de leur mécontentement. » Un autre candidat déclaré, Jean-Luc Raymond, a lui aussi demandé le soutien du mouvement présidentiel... « Une sensibilité plutôt de gauche » En juillet 2018, Jean-Philippe Dugault s'était présenté sous les couleurs LREM-MoDem, à la cantonale partielle de Corbeil, à la suite du décès de Serge Dassault et avait obtenu 9,58 % des suffrages. L'élection avait été remportée par Jean-Pierre Bechter (LR). Cette fois encore, c'est Jean-Pierre Bechter, le maire sortant, qu'il faudra battre. Mais depuis, ce dernier a claqué la porte des Républicains après avoir soutenu Francis Chouat (apparenté LREM) contre le candidat LR lors de la législative partielle de novembre dernier. L'élu se dit désormais sans étiquette et en conseil municipal, il n'hésite pas à dire tout le bien qu'il pense d'un certain… Emmanuel Macron. À gauche, il faudra aussi compter avec Marc Roumejon (PCF). « Il va y avoir un travail à faire pour aller vers les sympathisants et les autres forces politiques, anticipe Jean-Philippe Dugault. J'ai une sensibilité plutôt de gauche sur le social, tout en étant réformiste, progressiste. Je pense que nous pouvons fédérer », espère le candidat. Source : Le Parisien
Marcoussis La commune récupère un tableau volé dans l’église il y a 46 ans 10 juillet 2019 Par Cécile Chevallier (@ChevallierCcile sur Twitter) Le 10 juillet 2019 à 19h45, modifié le 12 juillet 2019 à 14h42 Ce n'est pas un miracle ni une réapparition divine mais un alignement parfait de planètes. Marcoussis a récupéré ce lundi un tableau volé dans l'église locale il y a 46 ans. Olivier Thomas, le maire (DVG) a profité d'un déplacement en Allemagne dans la ville jumelée avec sa commune pour récupérer cette toile intitulée « Jésus chez Marthe et Marie » et peinte par Théodore Chassériau au XIXe siècle. « Ce tableau exécuté en 1852 par Théodore Chassériau a été offert par Étienne Moreau-Nélaton, un collectionneur et historien d'art qui habitait à Marcoussis au XIXe siècle, évoque Olivier Thomas. En 1905, au moment de la séparation de l'Église et de l'Etat, il a figuré sur l'inventaire des biens communaux et en 1950 il a été classé monument national. Mais le 26 mai 1973, il a été dérobé. » LIRE AUSSI > Vol d’œuvres d’art à l’Elysée : enquête sur les objets disparus de la République Dans les années 1970, les vols dans les édifices religieux sont fréquents, les églises étant beaucoup moins sécurisées que maintenant. Le maire de l'époque, Jean Duboscq, dépose plainte. « Depuis que je suis élu, je voulais retrouver ce tableau, poursuit Olivier Thomas. J'en ai des souvenirs d'enfance, pendant ma communion, et il y a 5-6 ans j'avais rencontré les musées nationaux pour relancer les recherches, en vain. » Tout s'emballe le 26 mai 2019, exactement 46 ans après le vol du tableau. « Un jeune restaurateur de tableau a appelé la mairie et l'association historique de Marcoussis, confie Olivier Thomas. Passionné de peintures du XIXe siècle, il achète des toiles pas chères. Il a repéré sur un site de ventes aux enchères une toile, mise à prix à 300 €. » Il envoie le lien à la commune, le maire le reconnaît immédiatement. « On était sûr à 200 % que c'était le tableau volé », continue Olivier Thomas. La directrice générale des services a contacté le ministère de l'Intérieur. » On lui répond que ce sont des procédures compliquées, longues… Loin de se décourager, la directrice se tourne, avec plus de succès, vers le ministère de la Culture, qui abrite un organisme qui suit spécifiquement les œuvres d'art volées. Source : Le Parisien
Sartrouville La commune lance son pôle santé 10 juillet 2019 Les travaux du futur pôle santé ont été officiellement inaugurés ce mercredi. Les premières consultations médicales sont attendues pour l’été 2020. Pour Pierre Fond, le maire LR de Sartrouville, « c'est une énorme satisfaction » ! Ce mercredi, au lendemain même de la vente du terrain à Office Santé, un promoteur spécialisé dans les maisons médicales, la première pierre du futur Pôle Santé de Sartrouville a été posée. La commune œuvre depuis plusieurs années pour cette création. Les terrains ont été rachetés par la commune à l'Etat et au département avant qu'ils soient revendus à Office Santé. « La signature a eu lieu mardi et nous voulions aller très vite pour cette première pierre », souligne Pierre Fond. Les travaux de terrassement avaient cependant démarré voilà plusieurs mois. Le Pôle Santé sera situé sur l'avenue Maurice-Berteaux, entre le centre-ville et le Plateau, droit au débouché de la voie nouvelle. « Avec cette localisation, on sait aussi que le Pôle Santé de Sartrouville va rayonner dans les communes alentour, ajoute Pierre Fond. C'est un atout non négligeable pour l'ensemble du territoire. » Selon Stéphane Guivarc'h, le président d'Office Santé, la plus grande partie des travaux doit s'achever « à l'été 2020 afin que les premières consultations puissent avoir lieu dans la foulée ». 2 500 m2 répartis sur deux niveaux A terme, les 2 500 m2 répartis sur deux niveaux accueilleront un panel de professionnels de tous ordres. « Au rez-de-chaussée, une pharmacie sur 500m², un laboratoire de biologie médicale sur 230m² et un espace pluridisciplinaire de 400m² comprenant des médecins généralistes et des paramédicaux (infirmiers, sages-femmes…) », précise Office Santé. Le site disposera aussi d'un parking de 57 places. Au 1er étage, on trouvera « des médecins spécialistes (en collaboration avec la clinique de l'Europe à Port Marly) sur 250m², l'Association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh) sur 600m², un cabinet dentaire sur 375m² et un espace qui permettra d'accueillir des réunions, formations sur 75m² », détaille le promoteur. Une offre de santé qui se veut complète « pour répondre à la demande croissante de la population et pour faire face à des problèmes de désertification médicale qui touchent désormais des zones urbaines », souligne le maire. Votre adresse mail est collectée par Le Parisien pour vous permettre de recevoir nos actualités et offres commerciales. En savoir plus Et pour parachever la destination du lieu, la ville va baptiser la place qui le jouxte du nom de Madeleine-Brès, qui fut la première femme française à décrocher un diplôme de médecin… en 1875. A MAISONS-LAFFITTE, UN CENTRE MÉDICAL EN SEPTEMBRE A Maisons-Laffitte, c'est dans la rue du Mesnil que la ville a décidé d'installer un centre médical, « dans les anciens locaux du service psychothérapique à l'enfance de l'hôpital Théophile-Roussel qui a décidé récemment de transférer son service à Montesson », précise le maire Jacques Myard. Au rez-de-chaussée du 25, rue du Mesnil, quelques travaux vont être réalisés par la ville dans cet espace de 140m² afin « d'accueillir quatre ou cinq médecins de ville dans de bonnes conditions », à partir de septembre, continue le maire. Pour l'heure, « un praticien installé dans la rue de Paris a déjà manifesté son souhait de déménager dans ces nouveaux locaux », précise un proche du maire. « Les médecins qui souhaitent faire de même peuvent se manifester auprès de la mairie », fait savoir la ville. Source : Le Parisien
Juvisy-sur-Orge Son appli facilite le travail des jardiniers de la ville 17 juillet 2019 Cécile Blin, chargée de mission Développement durable à la mairie de Juvisy-sur-Orge, a mis au point un programme informatique spécialement dédié à l’entretien des arbres de la commune. Pat'Arbo. Derrière ce nom de baptême mystérieux se cache un peu le carnet de santé des arbres plantés sur la ville de Juvisy-sur-Orge. Cette application a été développée au sein même de la commune par Cécile Blin. Cette passionnée d'informatique et de sciences de l'environnement, experte en bases de données, a monté dans son coin cet outil destiné à simplifier la vie des jardiniers de la ville. « En 2016, la commune a récupéré la gestion du patrimoine arboré détenu auparavant par l'ancienne agglomération des Portes de l'Essonne, rappelle la chargée de mission Développement durable à la ville de Juvisy. Nous avons alors reçu un énorme fichier informatique de près de 1 700 lignes contenant le diagnostic des 1 500 arbres d'alignement, ceux plantés sur la voie publique, répertoriés sur le territoire de la ville. C'était très complet mais fastidieux à utiliser sur le terrain. » Pendant deux ans, Cécile Blin travaille sur un programme souple, accessible et qui permet en quelques clics d'avoir accès à des données ciblées. « Si je voulais avoir une application efficace, il fallait que je la fabrique. Des logiciels existent sur le marché mais ce sont des usines à gaz, sourit-elle. Sur Pat'Arbo, les arbres sont classés par espèce, localisation, âge, diamètre du tronc, nature du sol où ils sont plantés. L'application contient aussi une table qui résume l'état de santé de chaque arbre et notée de 0 à 3 afin d'avoir une idée rapide de l'état général du sujet visé. On gagne beaucoup de temps notamment lorsqu'il s'agit de réaliser des évaluations budgétaires des opérations d'entretien à mener. » Cécile Blin n'en est pas à son coup d'essai puisqu'elle avait développé il y a vingt ans un outil comparable alors qu'elle exerçait au sein de l'Education nationale. À l'époque, ses données compilaient 42 écoles d'un secteur et ses 350 enseignants, le tout livré avec manuel d'utilisation. « Ce programme nous permet une gestion fine du patrimoine de nos arbres, se félicite Virginie Falguières, adjointe au maire en charge de l'environnement. L'écologie et le traitement des arbres sont des sujets de préoccupation de plus en plus sensibles. Nous avons énormément de sollicitations sur ce thème de la part des habitants et ce programme nous aide à leur répondre plus efficacement. » Source : Le Parisien
Pomponne Le pont en X à la croisée des chemins 22 juillet 2019 Un comité de pilotage travaille sur la nécessaire évolution de ce nœud routier. Deux scénarios tiendraient la corde. Construit en 1937, il surplombe la ligne de chemin de fer qui relie Paris à Meaux via la ligne P et dessert quatre directions : Thorigny et Pomponne d'un côté, Lagny par deux accès de l'autre. C'est aussi là que se croisent les D 418 et D 221. Depuis l'automne 2017, un comité de pilotage travaille sur sa nécessaire évolution. « Il y a une dégradation de la structure qui est empruntée quotidiennement par plus de 20 000 véhicules (NDLR : dont 600 camions). Il n'y a pas de risque immédiat d'effondrement mais des travaux à faire pour le consolider et stopper la corrosion, en plus des problèmes d'étanchéité », indique le maire de Pomponne Roland Harlé (SE). Un rond-point ou un plateau urbain ? Lors de la dernière réunion du comité de pilotage – qui rassemble l'agglomération Marne et Gondoire, le département, la région, la SNCF et les municipalités de Pomponne, Lagny-sur-Marne et Thorigny-sur-Marne —, des scénarios d'évolution de la structure ont été présentés. « Deux ont été retenus sur les quatre », annonce Roland Harlé. Le premier consisterait à créer un rond-point suspendu au-dessus des rails du train dans la continuité du pont Joffre de Lagny, en passant par l'ancien garage Métin pour rejoindre l'avenue Chabanneaux à Pomponne. « Mais ça ne règle pas le problème des liaisons douces », ajoute le maire de la commune. « Une vision plus claire » du projet en octobre Le second privilégie la construction d'un grand plateau urbain à l'emplacement de l'actuel pont en X. Celui-ci serait démoli progressivement afin de toujours maintenir des voies de circulation pendant que la nouvelle structure serait construite à côté. « Avec des liaisons douces et pourquoi pas des voies pour les bus, ça réglerait le problème de circulation », ajoute l'élu. « Ce sont des hypothèses de travail, ça avance mais c'est trop tôt pour communiquer sur ce dossier, tempère l'agglomération de Marne et Gondoire. Les scénarios qui ont été présentés sont des avant-projets. On continue de travailler et on aura une vision plus claire à la rentrée, en octobre. » L'aménagement du pont en X pourrait coûter entre 30 et 40 millions d'euros. Une somme à répartir ensuite entre les différents acteurs du projet… Source : Le Parisien
Les Muereaux Aux Mureaux, la rénovation urbaine passe par l’écologie 21 juillet 2019 La municipalité a décidé de combiner l’Action cœur de ville avec la charte écoquartier, sur le modèle réussi du quartier Molière. Il s’agit de la seule ville, sur les 222 communes du dispositif, à avoir fait ce choix. Les Mureaux, future « éco-ville » ? L'an dernier, le ministère de la cohésion des territoires a choisi 222 communes, dont Les Mureaux, pour développer un plan « Action cœur de ville ». Objectif : investir 5 Mds pour renforcer l'attractivité de certains centres-villes. Parmi elles, la commune de la vallée de Seine a été la seule à faire le choix de combiner l'Action cœur de ville à une démarche environnementale. Le maire (DVG) François Garay s'est positionné au-delà des objectifs du gouvernement en s'engageant sur le terrain de l'écologie urbaine. Il vient de cosigner la charte écoquartier avec Gérard Derouin, sous-préfet de l'arrondissement de Mantes-la-Jolie. « À l'image de ce qui a été fait avec l'écoquartier Molière, la commune a demandé que toutes les démarches qui seront entreprises dans le cadre du plan respectent bien les vingt engagements spécifiques de la charte écoquartier », précise la mairie. Le vieux village, la mairie, la gare et l'avenue Paul-Raoul prennent aussi la voie d'une rénovation écologique L'action cœur de ville prend en considération l'arrivée d'Eole à l'horizon 2024, facteur de dynamisation territoriale. À ce titre, la commune prévoit la création d'un pôle multimodal 800 m autour de la gare. Désormais, le vieux village, la mairie, la gare et l'avenue Paul-Raoul prennent aussi la voie d'une rénovation écologique. « Il s'agit de savoir comment je construis, comment je me déplace et finalement, comment je vais vivre dans le centre-ville des Mureaux dans vingt à quarante ans, souffle l'élu écologiste Michel Carrière, en charge notamment du développement durable et de l'Environnement. Mettre en place des contraintes urbanistiques permet de poser un cadre nécessaire. Aujourd'hui, on a un devoir de vigilance, il faut savoir être pointilleux et continuer à être attentif car la question de notre action sur l'environnement ne coule pas de source pour tout le monde. » Une politique globale La charte prévoit notamment d'assurer « un cadre de vie sûr et qui intègre les grands enjeux de santé, notamment la qualité de l'air ». Elle vise aussi à « optimiser l'utilisation des ressources et développer les filières locales et les circuits courts », ainsi qu'à « produire un urbanisme permettant d'anticiper et de s'adapter aux risques et aux changements climatiques ». « On sait que plus on produit, plus on génère du carbone et moins on a de solution pour produire donc plus on participe au changement climatique. L'idée est de développer un urbanisme favorable à la biodiversité, explique Michel Carrière. Pour les futures infrastructures, les marchés, les bâtiments et autres aménagements, ça signifie qu'on va être attentif à la provenance des matériaux par exemple ». Cette initiative s'inscrit dans la politique globale menée aux Mureaux depuis l'émergence des premières réflexions environnementales à l'aube des années 2000. « Cette démarche est un acte fondamental qui s'inscrit dans la continuité de notre stratégie bas-carbone et de la convention des 3 x 20 [NDLR : réduction de 20 % des émissions de CO2 et des consommations en énergie, et 20 % d'énergies renouvelables dans les consommations énergétiques], confie l'adjoint écologiste. En fait, il s'agit de faire des Mureaux une éco-ville. Source : Le Parisien
Bobigny La ville ne pourra pas être son propre comptable 9 juillet 2019 Elle était candidate à la création expérimentale d’une agence comptable, pour le paiement de ses dépenses et l’encaissement de ses recettes. C'est un sujet sur lequel la Direction générale des Finances publiques (DGFIP) est peu bavarde. Il y a quelques semaines, la ville de Bobigny avait de grandes chances de devenir… son propre comptable, au 1er janvier 2020. Finalement, le projet expérimental a été abandonné en catimini à la mi-juin, pour des raisons obscures. Les services de l'Etat invoquent le « secret professionnel ». La commune dirigée par le maire UDI, Stéphane de Paoli comptait parmi les rares collectivités de France volontaires pour tester la création d'une agence comptable au sein de ses propres services. « Supprimer des doublons » Aujourd'hui, les élus locaux votent des dépenses, un budget, fixent des tarifs… Mais ils le font sous l'œil de l'Etat et du comptable public, qui exercent leurs compétences en matière de paiement, d'encaissement des recettes, de tenue de comptabilité. L'expérimentation, instaurée par la loi de finances 2019, autorise des villes à se saisir de ces compétences, en accueillant au sein de leurs services des agents de l'Etat détachés. L'intérêt, selon la DGFIP, est de permettre à une collectivité de « maîtriser ses flux comptables et financiers et supprimer des doublons générateurs de perte de temps ». Indignation des syndicats L'Etat avait jusqu'au 30 juin pour se prononcer sur les candidatures et valider le dispositif, à partir du 1er janvier 2020. Mais à Bobigny, l'hypothèse a soulevé la protestation indignée des syndicalistes CGT des territoriaux et des Finances publiques. « Sérieusement ? Vous envisagez vraiment de confier les clés du coffre aux élus de la ville de Bobigny dans ce contexte délétère ? », écrivait le syndicat CGT des territoriaux au ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, au lendemain des perquisitions menées en mairie, le 28 mai, dans le cadre d'une enquête préliminaire du Parquet national financier, sur la base de soupçons de détournements de fonds publics. La question de la séparation ordonnateur/comptable Les syndicalistes dénoncent la mise en cause « d'un principe républicain fondamental », inscrit dans la Déclaration des droits de l'homme : « le contrôle par l'Etat de l'utilisation des fonds publics ». « On peut voir, malgré ce contrôle, le développement de situations telles que celles de la mairie de Bobigny. Peut-on imaginer ce qu'il se passera quand les collectivités intégreront les agents de la DGFIP en leur sein et directement sous leur contrôle ? » Manuel Velasco, secrétaire de section CGT des Finances publiques dans le 93, enfonce le clou : « L'agence comptable entraînerait la fin de la séparation entre l'ordonnateur - le maire - et le comptable, celui qui contrôle les deniers. C'est un garde-fou, une garantie d'indépendance du contrôle de la dépense. » Le maire de Bobigny étonné La Direction générale des Finances publiques conteste : « L'agence comptable ne remet pas en cause le principe de séparation ordonnateur-comptable. En cas de défaillance de sa part, l'agent comptable est responsable sur ses deniers propres, comme c'est déjà le cas pour les établissements publics nationaux. » Quoi qu'il en soit, la candidature de Bobigny n'a finalement pas abouti. L'abandon a été confirmé verbalement aux représentants syndicaux, satisfaits de voir que « la mobilisation a payé ». Le maire qui dit avoir « appris » l'information par la CGT a écrit à Gérald Darmanin, le 17 juin, pour demander des explications et dire son « profond étonnement ». Il indique avoir découvert que les services de l'Etat « n'étaient pas prêts pour compléter les termes de la convention, notamment concernant la liste exhaustive des logiciels, matériels ». Enfin, aucun agent des Finances publiques du 93 ne s'est porté volontaire pour travailler au sein même de la collectivité. PLUSIEURS VILLES DU 92 CHOISIES...MAIS PAS LEVALLOIS Une dizaine de collectivités en France aurait été retenues pour tenter l'expérience de l'agence comptable. Il y a eu peu de volontaires. La DGFIP, qui invoque le « secret professionnel » ne donne ni le nombre, ni les noms des prétendantes. On sait que plusieurs communes des Hauts-de-Seine en font partie : Boulogne (Pierre-Christophe Baguet, LR), Rueil-Malmaison (Patrick Ollier, LR), Issy-les-Moulineaux (André Santini, UDI). La ville de Levallois-Perret, dont le maire Patrick Balkany (LR) sort d'un procès pour fraude fiscale et corruption (jugements attendus pour la rentrée), a vu sa candidature abandonnée. Les réserves de l'Association des maires de France A Issy, le conseil municipal doit confirmer par un vote la création de l'agence comptable. Edith Letournel, maire-adjointe aux Finances, y voit un moyen de « gagner en efficacité et de réduire les délais de traitement et de paiement, même si nous réglons déjà nos fournisseurs en moins de 30 jours ». La commune envisage d'accueillir trois agents détachés de la DGFIP (dont l'agent comptable), et de leur adjoindre un agent de la ville, « pour favoriser l'intégration de ce service ». Le dispositif inquiète pourtant, et pas seulement la CGT. L'Association des maires de France (AMF) a exprimé ses réserves en avril. Philippe Laurent, son secrétaire général (et maire UDI de Sceaux), exprime son attachement à la séparation ordonnateur - comptable. « Pour nous, ça va trop vite. Nous voulons une réflexion sur la répartition des responsabilités y compris pénales. Le gouvernement ne voit qu'une chose, c'est que cette expérimentation va supprimer des postes. Il ne travaille qu'à ça. » Source : Le Parisien
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