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Villejust Citoyens et élus se rassemblent pour soutenir les éboueurs du Siom 16 mars 2019 Didier Des élus de tous bords ont rejoint les habitants pour dénoncer une « situation inacceptable ». « Ça fait chaud au cœur, on se sent moins seul. » Ce samedi matin, plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées à Villejust devant le site du Siom, le syndicat intercommunal d’ordures ménagères pour 17 communes de la haute vallée de Chevreuse. Des citoyens mais aussi des élus, conseillers municipaux, départementaux, régionaux et parlementaires de tous bords se sont mobilisés pour manifester leur soutien aux 85 éboueurs en conflit avec leur repreneur depuis novembre dernier. Depuis le 1er novembre, le marché pour la collecte des déchets a été confié à la société Sepur. Opposés aux conditions de reprise, les éboueurs se sont mis en grève le 1er novembre. Ils estiment ensuite avoir été en « lock-out », dans l’incapacité de travailler, leur nouvel employeur ne leur fournissant ni équipement ni formation pour effectuer leur mission. Pour le président de Sepur, ils ont poursuivi leur grève, et il ne leur a pas versé de salaire en novembre et en décembre. Une action devant le conseil de prud’hommes Les salariés ont mené une action devant le conseil de prud’hommes pour obtenir le paiement de leurs salaires. Les juges de Longjumeau n’ayant pas réussi à se mettre d’accord, une nouvelle audience est programmée au 12 avril pour trancher cette question. Depuis, les choses ne sont pas rentrées dans l’ordre. « Nous avons enfin pu reprendre le travail à partir de mi-janvier, résume Steeve Avisse, ex-délégué syndical CGT du site de Villejust. Mais dans des conditions compliquées : nous ne disposons que d’une seule tenue de travail, notre salaire de janvier a été amputé de 30 %, nos tournées planifiées depuis des années ont été remplacées par des circuits avec des tracés GSP illisibles… » Pour les citoyens qui les soutiennent, « la situation s’est dégradée ». « J’habite depuis 10 ans à Villebon, et la collecte des déchets ne m’avait jamais vraiment préoccupée car tout se passait très bien, témoigne Emmanuelle, du collectif citoyen de soutien aux éboueurs du Siom. Mais depuis que Sepur a repris le marché, le service s’est plus que dégradé. En plus des poubelles mal ramassées, de camions qui circulent jusqu’au samedi soir alors qu’on n’avait jamais vu ça, il nous est insupportable de voir les éboueurs aussi mal traités. Sepur met en place du low-cost du déchet, il faut y mettre fin. » Le collectif a donc lancé une nouvelle pétition pour réclamer la dénonciation du contrat avec Sepur. Jean-François Vigier, le président du Siom et maire (UDI) de Bures-sur-Yvette avait déjà expliqué que cela entraînerait un « coût ». « Oui, environ 3,5 M€, poursuit le collectif. Mais en divisant par les 17 communes, cela ramène à 205 000 €, soit 15 € par foyer fiscal. » Le député (LREM) de la 5e circonscription Cédric Villani et le sénateur (PCF) des Hauts-de-Seine Pierre Ouzoulias ont promis de tout mettre en œuvre pour « régler cette situation inacceptable rapidement ». « Nous interviendrons pour défendre les droits des salariés et des usagers », ont promis les deux parlementaires, unis dans ce combat aux côtés des éboueurs. Source : Le Parisien
Champlan La ville distinguée d’un trophée pour un combat remporté contre les déchets 15 mars 2019 Didier Le maire de la commune, de nombreux habitants et des associations de défense de l’environnement s’étaient mobilisés avec succès pour faire capoter un projet de parc paysager à base de déchets inertes. Un appel à continuer de montrer le chemin, malgré les freins, les résistances et les embûches. Voilà, en substance, ce que représente pour Christian Leclerc, le maire (SE) de Champlan, la distinction que vient de recevoir la commune qu’il dirige. La ville a été faite lauréate du prix « citoyenneté » lors de la cérémonie des Trophée éco actions, un rendez-vous annuel organisé par l’association des Eco maires, qui rassemble des élus investis dans le développement durable. S’il a été remis au représentant de cette collectivité essonnienne, c’est pour le long combat mené et remporté contre la société ECT et son projet controversé de parc paysager à base de déchets inertes dans la vallée de l’Yvette. La mobilisation locale a, de fait, empêché la constitution de cette montagne contre laquelle Christian Leclerc s’était vite opposé. « La ville n’a pas œuvré toute seule dans ce combat, souligne-t-il. Ce prix récompense la cohésion de l’ensemble des forces vives qui ont su répondre présent, à savoir les habitants, les associations de protection de l’environnement, qui ont fait un gros travail, mais aussi des élus de tous bords politiques qui se sont sentis concernés par le sujet. » Selon Christian Leclerc, « une catastrophe écologique sans précédent » a été évitée Marquée par l’envoi de quelque 700 courriers, l’organisation de plusieurs réunions publiques et d’une manifestation de protestation jusqu’à la sous-préfecture de Palaiseau, cette fronde locale a permis, selon Christian Leclerc, « d’éviter une catastrophe écologique sans précédent » en fond de vallée, au bord de l’Yvette. Le combat remporté, ce militant de longue date de la cause environnementale (lire ci-dessous) continue de se prononcer en faveur de la réhabilitation du site. Pour protéger la biodiversité de cette ancienne zone humide, mais aussi en vue d’en tirer le meilleur parti. « Il faut élargir la zone d’expansion de crue, le bassin artificiel de Saulx-les-Chartreux est trop petit », souligne-t-il, évoquant les derniers épisodes d’inondation dans le secteur. « La nature nous envoie des signaux, confie Christian Leclerc. Si on continue à ne pas en tenir compte, à prendre des décisions en dépit du bon sens, ce sera dramatique pour les générations futures. » Et ce d’autant que Champlan souffre déjà d’importantes nuisances sonores dues au passage des avions et au trafic sur l’A 6, l’A 10 et la N 20. Selon une étude récente de BruitParif, le bruit a un impact sur la santé des habitants qui perdraient 31,5 mois de « vie en bonne santé » à cause des nuisances sonores. UN MAIRE MOBILISE EN FAVEUR DE L’ENVIRONNEMENT Avec ce prix, la ville de Champlan peut se targuer d’avoir obtenu en une dizaine d’années dix-huit distinctions en matière de défense de l’environnement et de la biodiversité. Et le maire de cette commune n’y est sans doute pas pour rien. À 57 ans, Christian Leclerc a plusieurs dizaines d’années de combat derrière lui et un leitmotiv : protéger la nature et le cadre de vie. « On ne peut pas voir fleurir à Champlan les installations et autres projets stupides que les autres communes ne veulent pas », déclare cet enfant du pays. Petit, il avait assisté impuissant à la transformation d’une partie de son environnement. « J’ai vu se creuser une autoroute sur mon terrain de jeu préféré, constitué alors de cerisiers, de champs de tomates et de fraises », se rappelle-t-il. Quelques années ont passé et Christian Leclerc a commencé à se remonter les manches, d’abord en tant que bénévole associatif, puis en tant qu’élu. Voté au conseil municipal, le plan local d’urbanisme (PLU) de la commune est à l’image de cette volonté indéfectible de défendre l’environnement. La future zone d’activité commerciale qui flanquera la gare de Champlan de la ligne 12 express du tramway Ile-de-France se voudra ainsi « exemplaire sur le plan environnemental ». « Il y aura notamment des mares, des noues paysagères et des haies bocagères », indique Christian Leclerc, qui annonce une empreinte écologique « la plus faible possible » au niveau des bâtiments. Le document d’urbanisme va aussi permettre de sanctuariser des terres et des espaces pour « constituer une ceinture verte autour de la commune ». Source : Le Parisien
Villeneuve-le-Roi Le maire s’inquiète d’une possible hausse des nuisances pour les riverains d’Orly 13 mars 2019 Didier Gonzales (LR) dénonce le « recul » que représente la loi Pacte discutée à l’assemblée depuis ce mercredi. La loi PACTE va-t-elle augmenter les nuisances pour les riverains d’Orly ? Pour Didier Gonzales, maire LR de Villeneuve-le-Roi, commune proche des pistes, elle ne va sûrement pas les réduire. Le gouvernement planche actuellement sur les contraintes environnementales de l’aéroport d’Orly. Mais pour l’élu, le texte, débattu en 2e lecture à l’assemblée depuis ce mercredi est un retour en arrière. Il dénonce un « cavalier législatif pour faire passer la pilule de la privatisation ». Selon Didier Gonzales, la loi PACTE bafoue les objectifs de la loi Grenelle I de 2009. Celle-ci avait fixé des objectifs d’amélioration de l’environnement qui ne seraient absolument pas pris en compte. Grenelle I visait notamment à limiter à 200 000 par an les mouvements aériens. La nouvelle loi, de son côté, étend cette limite à… 250 000. Elle conserverait, en outre, le couvre-feu actuel entre 23 h 30 et 6 heures La loi Grenelle recommandait pourtant de l’avancer à 22 heures. Didier Gonzales, également directeur de Bruitparif, l’observatoire du bruit en Ile-de-France, s’inquiète surtout d’une éventuelle « hausse des nuisances de bruit et de pollution de l’air » liée aux « avions gros-porteurs ». Et rappelle que la loi Grenelle visait aussi à lutter « contre le bruit des transports aériens ». Source : Le Parisien
Saulx-les-Chartreux : Les gendarmes au contact des habitants en permanences 18 mars 2019 Ces militaires du nouveau groupe de sécurité du quotidien de Palaiseau assurent désormais une permanence deux fois par semaine dans des locaux partagés avec la police municipale. Au cœur de la commune et des préoccupations de ses habitants. Rassemblant cinq militaires depuis sa création en janvier, le groupe de sécurité du quotidien (GSQ) de Palaiseau s’installe désormais deux fois par semaine dans un local situé à une encablure de la mairie de Saulx-les-Chartreux. Né dans la cadre de la police de sécurité du quotidien (PSQ), il reçoit la population lors de permanences organisées chaque mardi après-midi et jeudi après-midi. « C’est le premier poste avancé du GSQ de Palaiseau », précise le lieutenant colonel Nicolas Parra. Commandant de la compagnie de gendarmerie de l’arrondissement de Palaiseau, il met en avant la nécessité d’« être au plus proche de la population » pour « améliorer la tranquillité publique et lutter contre le sentiment d’insécurité ». Même dans cette commune où les chiffres de la délinquance « sont plutôt bons ». LIRE AUSSI >Essonne : premier bilan positif pour la police de sécurité du quotidien L’ouverture de la permanence constitue aussi une première en Essonne car elle marque physiquement le rapprochement entre gendarmes et policiers locaux. Ces derniers - à savoir deux agents et une ASVP (agent de sécurité de la voie publique) - ont leurs bureaux à l’étage de ces murs auparavant dévolu au service emploi et développement économique de la ville, transféré au sein de l’hôtel de ville tout proche. Gendarmes et policiers municipaux patrouillent ensemble Le rapprochement était en fait bien réel avant cette semaine. « Des patrouilles mixtes avec nos agents et les gendarmes ont déjà eu lieu en ville ces dernières semaines », souligne et se félicite Stéphane Bazile, le maire (LR) de Saulx-les-Chartreux, qui n’a pas hésité à fournir ce local au GSQ. « Ce travail en complémentarité avec les gendarmes est d’ores et déjà efficient, notamment en terme d’échange et d’exploitation d’informations remontant du terrain, pointe-t-il. Avoir cela ici, c’est une chance pour nous. » Selon le major Hubert Doudement, qui officie à la tête du GSQ de Palaiseau, ce travail de proximité mené en collaboration avec les policiers locaux constitue aussi un vrai atout pour la mission qui leur est dévolue. « Nous allons au contact de la population pour faire de la prévention », indique le militaire. « La réaction des gens est très positive », note Philippe Bruyelle, le chef de la police municipale de Saulx, entre deux patrouilles effectuées en commun. D’autres postes avancés du GSQ de Palaiseau pourraient ouvrir à l’avenir dans le nord de l’Essonne. « Nous avons proposé à d’autres communes le même type de permanence et certaines l’envisagent sérieusement », indique le lieutenant-colonel Parra. DES GENDARMES AU COEUR DE SAULX, « C’EST RASSURANT » Ce mardi-là, Olga et Bernard ont fait partie des premiers habitants à pousser la porte de cette nouvelle permanence. S’ils l’ont fait, c’est pour le problème qu’ils rencontrent depuis peu dans leur immeuble. « Nous avons de nouveaux voisins et ils sont très bruyants », expliquent-ils au major Hubert Doudement, le militaire qui officie à la tête du groupe de sécurité du quotidien de Palaiseau, mobilisé pour faire de la prévention et résoudre les incidents avant qu’ils ne dégénèrent. Il s’empresse de rassurer ces habitants excédés : « Nous allons expliquer à vos voisins qu’il existe des règles et que le tapage est interdit. » « C’est rassurant d’avoir cette permanence », glisse Olga, conquise. Au comptoir du bar-tabac tout proche, Jean-Louis, 43 ans, n’a pour l’heure pas de raison d’aller à la rencontre de ces gendarmes de proximité. « A part le vol de ma voiture il y a six ans, je n’ai jamais eu de problème à Saulx depuis que j’y habite, souligne-t-il. Mais cette proximité peut être intéressante, notamment parce que cela peut nous éviter d’aller à la gendarmerie à Palaiseau. » Pour ce commerçant du cœur de ville, les permanences du GSQ semblent n’avoir qu’un intérêt limité. « Les gendarmes patrouillaient déjà beaucoup ici et je me sentais déjà en sécurité, confie-t-il. A part des trucs pas bien méchants, il ne se passe rien ici. » Source : Le Parisien
REVUE DE PRESSE DES COMMUNES DE L'IDF
Bannost-Villegagnon Des oies et des moutons pour protester contre la fermeture de l’unique classe 21 mars 2019 Des moutons et des oies parqués dans la cour de l’école de Bannost pour dénoncer la politique de comptage de l’Education nationale. Les parents d’élèves de Bannost-Villegagnon, une commune de 670 habitants au nord-ouest de Provins, ont bloqué en nombre les écoles de la commune, ce jeudi matin, pour protester contre la fermeture de l’unique classe de Villegagnon, prévue par l’inspection académique. Conséquence de tout cela,à la prochaine rentrée scolaire une classe à trente élèves, et à triple niveau, sera créée à Bannost. « Nous sommes un peu dégoûtés, concède Émilie, une maman. C’est déjà compliqué pour mon fils dans sa classe actuelle, à double niveau, alors à triple niveau... » « Ce sont nos villages qui se meurent » Pour Noémie et Mélanie, deux autres mamans, se pose alors la question des conditions d’enseignement. « Ce sera compliqué pour les enfants, pour la maîtresse, disent-elles. On s’installe dans ce genre de villages car il y a une petite école primaire, avec de bonnes conditions. Et cela se dégrade. Que faire ensuite ? Partir ? Ce sont nos villages qui se meurent. S’il faut continuer à se mobiliser, on réitérera ce type de blocage. » « On aura des classes surchargées, dans des locaux qui ne sont pas adaptés. Ce sera un enseignement au rabais, renchérissent Vanessa Lemoine et Claire-Marie De Meulenaere, deux déléguées de parents d’élèves. Nos enfants ont droit à une éducation égale partout. Nous aussi avons nos difficultés. Pas loin d’ici, il y aura des classes à 10-12 élèves par niveau : ce n’est pas juste. » Dans leur viseur, les aides aux classes en Réseau d’éducation prioritaire (REP), qu’ils estiment à leur détriment. « Oui au dédoublement d’instituteurs dans ces classes-là, mais à condition de créer des postes et de ne pas prendre aux autres », pointe Fabien Pernel (SE), le maire de Boisdon et président du Siac du Cèdre, le syndicat qui gère 292 élèves, répartis dans plusieurs regroupements pédagogiques intercommunaux, dont celui de Bannost-Villegagnon-Frétoy (66 élèves). Concerné par la fermeture programmée de sept classes sur la communauté de communes du Provinois, son président Olivier Lavenka (LR) a appuyé la démarche des parents de la commune. Il était présent ce jeudi à leurs côtés. « On est un peu excédés » « Après les fermetures de classes qui ont déjà eu lieu l’an dernier sur notre territoire, on est un peu excédés, reconnaît le maire de Provins. Quand on ferme l’unique classe d’une école comme à Villegagnon, l’école ferme et rouvre rarement. Il faut maintenir la pression sur le ministère. On ne peut pas nous demander d’équiper le territoire, notamment avec le futur collège de Jouy-le-Châtel ou l’installation de la fibre optique, et fermer des classes. Et à côté, avoir des classes dédoublées en REP. On marche sur la tête. » Les parents d’élèves ont obtenu un rendez-vous avec l’inspection académique de Provins, ce vendredi matin. Source : Le Parisien
Saint-Ouen Enfin prêt à réinstaller les Vélib’ 6 mars 2019 Le maire de la dernière commune limitrophe de Paris à ne pas avoir remis en circulation les vélos en libre service annonce qu’il est prêt à revoir sa position. A une condition : que le département et le territoire s’engagent à aménager des pistes cyclables sécurisées. Elle est la dernière ville limitrophe de Paris à ne pas avoir encore installé ses stations de vélos en libre-service. Mais les utilisateurs de Vélib’ habitant ou travaillant à Saint-Ouen peuvent entrevoir un espoir. Le maire (UDI) William Delannoy annonce qu’il est prêt à remettre en place le dispositif - disparu depuis 2017 dans sa ville - en utilisant le produit des amendes de stationnement. « La nouvelle loi nous permet de toucher les recettes des FPS (forfaits post-stationnement) quand on les utilise pour favoriser la circulation douce », justifie-t-il. Le maire veut d’abord des pistes cyclables Mais l’édile pose une condition : que le département et le territoire Plaine Commune s’engagent « à aménager des voies cyclables sécurisées et séparées de la chaussée sur les artères les plus fréquentées de la ville » : les avenues Michelet et Gabriel-Péri, les boulevards Victor-Hugo et Jean-Jaurès ou encore les bords de Seine. « Inciter les gens à prendre leur vélo, c’est bien. Faire des pistes sécurisées, c’est mieux, insiste-t-il. Les voies avec de simples marquages au sol, où les gens risquent leur vie, je n’en suis pas partisan. » Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de Vélib' avant que ces voies apparaissent. « Dès qu’il y a une décision claire, on y va ! assure le maire. Car je saurai que la ville sera, à terme, maillée avec des pistes sécurisées. » « Il y a urgence à améliorer la situation » En 2017, il avait refusé d’installer les stations (coûtant à la ville chacune 10 000 € par an), considérant que cela ne faisait pas partie des compétences de la ville, la voirie étant gérée par Plaine Commune. Sa décision avait déclenché une pétition puis une manifestation. « C’est une bonne nouvelle car il y a urgence à améliorer la situation du vélo à Saint-Ouen », apprécie Xavier Remongin, l’un des militants les plus actifs sur le sujet, qui a notamment créé un atelier de réparation solidaire. « La ville est saturée car elle est traversée par les départementales. Cela bouchonne partout, explique-t-il. Si on veut circuler d’un bout à l’autre, le vélo est le plus efficace ». Il décrit une situation critique aujourd’hui : « Les cyclistes fuient les grands axes, car ils ne sont pas du tout sécurisés. » « Il faut se sentir en sécurité » Ce mardi, le collectif « Saint-Ouen à vélo » a parcouru la ville pour repérer tous ses points noirs. Il défilera le 23 mars lors de la première « Vélorution » locale : « La ligne 13 est saturée, il y a des pics de pollution… Aujourd’hui, tous les signaux vont en faveur des déplacements à vélo », explique Céline, membre du collectif. Anthony, 36 ans, autre cycliste de la ville qui travaille à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine), insiste : « Toutes les études le montrent : quand vous prenez le vélo, c’est toujours plus rapide que la voiture. Mais il faut se sentir en sécurité. » Objectif 100 % de grands axes cyclables en 2024 De son côté, le président (PS) du département, Stéphane Troussel, « se réjouit » de l’annonce de la ville de Saint-Ouen. Et de rappeler que le dernier conseil a voté l’objectif d’atteindre « 100 % de voies départementales cyclables en 2024. » « A Saint-Ouen, des aménagements ont déjà été réalisés ou sont en cours d’étude, précise le département. La RD 111 (NDLR : l’avenue Gabriel-Péri) sera terminée cette année et en 2020, l’ensemble des voies départementales de la commune seront concernées par des travaux. » Et Stéphane Troussel d’affirmer : « Le maire de Saint-Ouen peut donc sans inquiétude adhérer à Velib’2 ! » Source : Le Parisien
Ris-Orangis Bientôt trois agriculteurs bio aux portes de la ville 11 mars 2019 Le nom des lauréats sera dévoilé cet automne. D’ici là, l’agglomération Grand Paris Sud aménage le site de 13 ha, coincé entre la RN7, le ru de l’Ecoute-s’il-Pleut et Evry-Courcouronnes. Fini l’urbanisation qui gagne les campagnes, place désormais à l’agriculture en ville. Cet automne, trois agriculteurs bio seront désignés pour développer leur activité sur le site de l’Aunette, une friche de 13 ha coincée entre la RN7, le ru de l’Ecoute-s’il-Pleut et la commune voisine d’Evry-Courcouronnes. Rien ne destinait cette parcelle régulièrement squattée à accueillir un projet agricole. Pourtant, dans un futur proche, des fruits et des légumes bio vont sortir de terre. « L’agglomération Grand Paris Sud a acheté cette parcelle 200 000 € en 2018 », indique le maire de Ris-Orangis Stéphane Raffalli (PS). La première étape consiste à préparer le terrain pour qu’il puisse accueillir les cultures. Dans le même temps, des clôtures vont être posées et un bâtiment agricole sera érigé. « Le coût de ces aménagements pris en charge par l’agglomération est de 620 000 €, précise l’élu. Sur ce montant, 80 % sont pris en charge par le Fonds de transition énergétique. Favoriser les circuits courts Le temps des travaux, un appel à candidatures a été lancé. « Les agriculteurs qui souhaitent postuler doivent se faire connaître auprès de la Chambre d’agriculture, ajoute le maire. Ils seront désignés cet automne. » LIRE AUSSI >Ile-de-France : 1er salon « Tech & bio » pour inciter les agriculteurs à passer au bio Avec ce projet, la municipalité entend accroître l’offre de produits « bio » proposés par le prestataire de la cuisine centrale, qui fournit notamment les repas pour les écoles et les personnes âgées. « Il y a actuellement un élément bio par repas, résume Stéphane Raffalli. L’idée, c’est d’aller plus loin et de favoriser les circuits courts. » Mais la commercialisation à plus grande échelle des fruits et des légumes produits sur place reste à définir. « Il y a un modèle économique à créer », conclut l’élu. Des tarifs attractifs Sur le marché, les habitants accueillent le projet avec satisfaction. « Je suis née à Ris-Orangis en 1936, s’exclame Christine. Je suis curieuse de voir ce qu’ils produiront. » Michel, 69 ans, fait le tour de l’étal du maraîcher avec ses deux petits enfants. « C’est une très bonne chose ! En plus, j’habite à côté. Pour moi, une production locale a une valeur ajoutée. Il y a moins de distance pour acheminer les produits, on agit aussi sur l’écologie. » Pour Françoise, le prix de vente sera la clé du succès : « Ce marché est très abordable, alors on verra bien ce qu’ils proposeront en matière de prix. J’espère aussi que le stationnement sera plus facile qu’ici. » Maraîcher depuis 20 ans sur le marché, Rekik ne craint pas cette nouvelle concurrence. « Ça ne m’inquiète pas, nous avons une clientèle d’habitués, lâche-t-il avec un large sourire. Il faut laisser les personnes s’installer. » « NOUS AURIONS AIMÉ ÊTRE ASSOCIÉS » « Comme tout le monde, j’ai appris l’arrivée de ces agriculteurs bio sur la commune par le magazine municipal, regrette Daniel Rouiller, président de l’association qui gère l’unique Amap de la commune, Ris-Floreal. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette nouvelle mais nous aurions aimé être associés à la réflexion car nous sommes prêts à faire part de notre expérience. » Depuis sa création il y a une dizaine d’années, l’Amap travaille avec un producteur de Vert-le-Grand. « C’est une excellente idée de faire venir des agriculteurs bio sur le territoire mais nous voulons être certains que toutes les études ont été faites pour s’assurer que cette installation ne se fera pas à leur détriment, ni à celui de notre producteur de Vert-le-Grand ou à celui du projet de Brétigny-sur-Orge. » Source : Le Parisien
Tremblay-en-France Amazon n’est « pas la bienvenue » 13 mars 2019 Le maire François Asensi (FG) juge « indignes » les conditions de travail des salariés, regrettant aussi que l’entreprise américaine ne paie pas assez d’impôts en France. Après New York, Tremblay-en-France. À l’instar de la mégapole d’Amérique du Nord - qui a récemment retoqué l’arrivée du siège d’Amazon - la commune de Seine-Saint-Denis refuse à son tour l’implantation sur son territoire du géant américain du e-commerce. L’entreprise cherche du foncier près de l’aéroport Une prise de contact entre Amazon et la commune a eu lieu, le 13 décembre. « J’ai reçu un représentant d’Amazon (NDLR : le responsable immobilier sud-Europe). Il m’a expliqué que l’entreprise cherchait du foncier pour se développer autour de la plateforme aéroportuaire de Roissy-Charles-De-Gaulle. Dans ce cadre, ils s’intéressent à Aérolians - le parc d’activités situé à Tremblay-en-France », raconte François Asensi, le maire (FG). Ce jour-là, assure l’édile, le porteur de projet se montre évasif sur la question de l’emploi. « J’ai demandé combien d’embauches pouvait générer un tel projet, se souvient l’édile. Je n’ai pas eu de vraie réponse… à part celle de compter les places de parking pour m’en faire une idée. » « Conditions de travail indignes » De quoi finir de convaincre François Asensi que l’arrivée d’Amazon n’est pas une bonne chose pour la ville qu’il pilote. « Cette entreprise, qui impose des conditions de travail indignes à ses salariés et pratique l’optimisation fiscale, n’est pas la bienvenue », résume-t-il. Et de tacler le GAFA, un acronyme pour désigner les géants américains d’Internet présents en France - Google, Apple, Facebook et donc, Amazon - qui ne déclareraient au fisc qu’une partie des revenus générés sur le territoire. « L’optimisation et l’évasion fiscale représentent en France, chaque année, 60 à 80 Mds€ », déplore encore l’édile, estimant que « les plus riches s’exonèrent de leur juste contribution à la solidarité nationale et internationale ». « J’espère que le maire a un droit de veto » Fin 2018, le ministre de l’économie Bruno Lemaire avait d’ailleurs annoncé vouloir mettre en place, dès cette année, une « taxe sur le chiffre d’affaires des géants du web ». Reste que le propriétaire du foncier n’est pas la ville, mais Grand-Paris Aménagement. Sollicitée, l’agence foncière du Grand-Paris se borne à répondre qu’il n’y « a pas d’installation d’Amazon, ni aucun projet de la sorte envisagé sur Aerolians ». François Asensi reste confiant : « Même si la ville n’est pas propriétaire du foncier… j’espère que le maire a un droit de veto ! » Amazon se défend des accusations Une porte-parole d’Amazon répond que l’entreprise est bien « dans une logique de développement pour répondre aux besoins de ses clients ». Sans toutefois confirmer qu’une réflexion serait en cours sur la zone Aérolians. S’agissant des accusations portées par le maire, Amazon dit payer « l’ensemble des impôts requis en France ainsi que dans l’ensemble des pays » dans lesquels elle opère. Et assure être « considéré comme un environnement de travail agréable par des milliers d’employés en France ». Égrenant une série d’avantages : « Les employés de nos centres de distribution gagnent 26 % de plus que le salaire minimum après 24 mois et bénéficient d’avantages sociaux tels qu’un treizième mois, l’attribution d’actions gratuites et une participation. » Source : Le Parisien
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